Domaines de recherche
Situation actuelle
• Post-doctorante au CRESPPA – Labex IPOPS
• Docteure rattachée au Laboratoire Printemps (Professions, Institutions, Temporalités) - UMR 8085 (CNRS/UVSQ)
• Chercheure sur l’ANR Worklife- Ined coordonnée par Anne Lambert
• Affiliée à l’unité Logement, inégalités spatiales et trajectoires (LIST) et l’unité Fécondité, familles, conjugalités (FAmilles) à l’Institut national d’études démographiques (Ined)
Fonctions occupées :
•2020-2021 ATER en sociologie à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ)
(1 an)
•2020 Post-doctorante en sociologie sur l’enquête WORKLIFE (ANR) coordonnée par Anne Lambert (1 an)
Domaines de recherche
Sociologie de la famille, du genre, de la socialisation, des classes populaires, des parcours de vie, de la déviance et de la disqualification sociale.
Axes de recherche : Paternités, parenté et solidarités familiales, masculinités, mises en couple et ruptures conjugales, articulation vie privée et vie professionnelle, contraintes institutionnelles, populations vulnérables, enquête qualitative, ethnographie, construction de questionnaire.
Thèse soutenue le 13 décembre sur La paternité «ordinaire» en prison
Directeurs de thèse : Irène Théry (EHESS-CESPRA) et Laurent Toulemon (INED)
Comment l’incarcération affecte-t-elle le rôle paternel ? La prison produit des conditions spécifiques d’actualisation de ce rôle, définies par les conditions d’incarcération et d’autres éléments provenant du parcours biographique. Il s’agit d’appréhender la paternité non pas à travers une seule dimension (le lien père-enfant en prison), mais plusieurs (histoire familiale, conjugale, etc.). Cette thèse fait dialoguer la sociologie de la famille, du genre et de la disqualification sociale, et propose une approche pluridimensionnelle de son objet, la paternité en prison. Nous distinguons et articulons trois dimensions : une analyse relationnelle de la paternité en contexte d’incarcération, saisie par les pratiques concrètes des pères détenus et de leur entourage ; une approche biographique replaçant le présent dans l’histoire familiale des pères rencontrés ; et enfin, une analyse « compréhensive » des normes, qui s’efforce de saisir comment ces hommes pensent et analysent leur rôle de père. Cette thèse repose sur des entretiens répétés avec soixante-dix détenus, rencontrés de deux à trois fois dans deux maisons d’arrêt et deux centres de détention. Cette méthodologie induit un retour réflexif des enquêtés sur eux-mêmes. Conjointement, des entretiens ont été réalisés avec différent?es professionnel?les travaillant en milieu carcéral, complétés par des observations ethnographiques en détention et lors de réunions des commissions d’aménagement des peines, dans le but de comprendre dans quelle mesure la paternité en prison était prise en compte par l’institution. Cette thèse met en évidence deux résultats principaux. La paternité, tout d’abord, peine à acquérir une place prépondérante dans les récits, les pratiques et les espaces de la détention. Il n’existe pas d’attentes particulières de l’institution concernant les liens familiaux des hommes incarcérés. Les hommes détenus n’ont aucune visibilité sociale en tant que pères. Le second résultat est qu’il n’existe pas une paternité en prison, mais bien un éventail de situations paternelles. Nous avons forgé une typologie des paternités en prison qui se décline en quatre types : « marginale », « suspendue », « brisée » et « ressource ».
mots clés : Paternité, Famille, Masculinité, Prison, Genre, Trajectoire biographique, Disqualification sociale
Projet de postdoctorat au Cresppa-CSU
Ce projet de post-doctorat prolonge donc mon travail de thèse et en élargit la focale. L’objectif est d’abord d’examiner les parcours biographiques des hommes hébergés dans des CHRS et leurs expériences parentales et familiales avant leur arrivée dans cette institution et au cours de leur prise en charge. Puis de comprendre les rapports entre les différents acteurs (hommes hébergés et professionnel?les) et les effets de ces interactions sur l’intériorisation des fonctions parentales. Enfin, il s’agira d’analyser les incidences des prises en charge institutionnelles sur les relations, la capacité d’agir, mais également les logiques de responsabilisation des résidents dans le domaine familial ainsi que dans les domaines de la santé, de l’emploi et du logement, préoccupations premières des professionnel?les. Au-delà, il s’agit de mieux saisir en quoi l’analyse de la situation des hommes permet de saisir le genre de l’État social, dimension souvent mise en évidence s’agissant de la prise en charge institutionnelle des femmes.