Description du projet
Trois objectifs principaux peuvent être distingués :
1.Enrichir la connaissance statistique de la population carcérale en se focalisant sur les sortants de prisons
Les divers domaines abordés dans le questionnaire de l’enquête visent à caractériser aussi finement que possible cette population en termes de situation socio-économique, familiale, de parcours pénal ou d’état de santé. Ces données permettront notamment d’évaluer les « ressources » dont les personnes détenues disposent à leur sortie pour se réinsérer.
2.Caractériser les différentes expériences de l’incarcération et leur impact sur les individus
Qu’est ce qui s’améliore et qu’est ce qui se dégrade quand la personne est incarcérée ? L’incarcération est-elle à l’origine de ruptures dans la vie sociale et familiale, dans la vie professionnelle, dans la prise en charge sanitaire, dans la formation des personnes détenues ? Le passage par la détention a-t-il été pour elles une source d’opportunités pour obtenir un diplôme, un emploi ou encore pour se soigner ? La diversité des domaines abordés permet d‘analyser l’effet de la prison sous différents angles : formation, travail, liens sociaux et familiaux, santé … La dimension multithématique de l’enquête offre la possibilité d’analyser et d’articuler les différents domaines de l’existence susceptibles d’être affectés par l’expérience carcérale.
3.Recueillir des éléments prospectifs sur ce qui attend la personne à sa sortie
Un module du questionnaire est consacré au recueil d’informations sur la manière dont la personne s’est préparée à trouver un emploi, un logement, a fait des démarches pour retrouver ses droits à sa sortie. Les résultats de l’enquête pourront contribuer à la réflexion des pouvoirs publics sur ce qui pourrait être mis en place pour faciliter la réinsertion et par là-même, réduire le risque de récidive.
Un objectif secondaire, mais néanmoins très important de l’enquête, est d’étudier la récidive des personnes enquêtées par appariement avec le Casier judiciaire national. Les données collectées lors de l’enquête permettront d’entreprendre une analyse fine des facteurs ayant une influence sur la probabilité de récidive.
Le service des enquêtes et sondages de l’Ined apporte son appui à la conception et à la logistique de l’enquête ainsi qu'aux traitements statistiques post-collecte.
L’enquête ExPReSS a permis d'interroger en face à face sur 4 mois les personnes détenues à quelques jours de l’échéance de leur incarcération dans 3 maisons d'arrêt de l'Ile-de-France. Plus de 500 questionnaires ont été recueillis.
Mars-Juin 2024 : terrain de l'enquête
Juillet 2024 - Février 2025 : traitements post-collecte
Mars 2025 : début des analyses
Décembre 2025 : restitution des premiers résultats
L’ouverture des données à la communauté scientifique (mise à disposition via le Progedo-Quetelet en 2027) permettra qu’elle s’en empare pour mener des travaux de recherche plus spécifiques, qui feront l’objet de publications dans des revues scientifiques.
Un comité d'exploitation pluridisciplinaire sera mis en place courant 2025. Sans préjuger des résultats de l’enquête, la richesse et la robustesse du matériau collecté permettront de mener des études inédites auxquelles les différents acteurs intervenant dans la prise en charge de la population carcérale, et en premier lieu le Ministère de la Justice, pourront se référer pour guider leur action. Nous proposerons des restitutions des résultats à ces différents acteurs, aussi largement qu’il est possible de le faire.Depuis vingt ans, l’augmentation des effectifs incarcérés s’accompagne d’une hausse des flux de sortants. Les statistiques publiées par le ministère de la Justice caractérisent principalement le stock de la population écrouée. Compte tenu des durées différentiels de détention, la population des sortants présente à coup sûr des traits bien différents de la population incarcérée à une date donnée. C’est par ailleurs la population cible de toute étude qui vise à évaluer les capacités de réinsertion des anciens détenus. Trois objectifs principaux peuvent être distingués :
1.Enrichir la connaissance statistique de la population carcérale en se focalisant sur les sortants de prisons
Les divers domaines abordés dans le questionnaire de l’enquête visent à caractériser aussi finement que possible cette population en termes de situation socio-économique, familiale, de parcours pénal ou d’état de santé. Ces données permettront notamment d’évaluer les « ressources » dont les personnes détenues disposent à leur sortie pour se réinsérer.
2.Caractériser les différentes expériences de l’incarcération et leur impact sur les individus
Qu’est ce qui s’améliore et qu’est ce qui se dégrade quand la personne est incarcérée ? L’incarcération est-elle à l’origine de ruptures dans la vie sociale et familiale, dans la vie professionnelle, dans la prise en charge sanitaire, dans la formation des personnes détenues ? Le passage par la détention a-t-il été pour elles une source d’opportunités pour obtenir un diplôme, un emploi ou encore pour se soigner ? La diversité des domaines abordés permet d‘analyser l’effet de la prison sous différents angles : formation, travail, liens sociaux et familiaux, santé … La dimension multithématique de l’enquête offre la possibilité d’analyser et d’articuler les différents domaines de l’existence susceptibles d’être affectés par l’expérience carcérale.
3.Recueillir des éléments prospectifs sur ce qui attend la personne à sa sortie
Un module du questionnaire est consacré au recueil d’informations sur la manière dont la personne s’est préparée à trouver un emploi, un logement, a fait des démarches pour retrouver ses droits à sa sortie. Les résultats de l’enquête pourront contribuer à la réflexion des pouvoirs publics sur ce qui pourrait être mis en place pour faciliter la réinsertion et par là-même, réduire le risque de récidive.
Un objectif secondaire, mais néanmoins très important de l’enquête, est d’étudier la récidive des personnes enquêtées par appariement avec le Casier judiciaire national. Les données collectées lors de l’enquête permettront d’entreprendre une analyse fine des facteurs ayant une influence sur la probabilité de récidive.
Le service des enquêtes et sondages de l’Ined apporte son appui à la conception et à la logistique de l’enquête ainsi qu'aux traitements statistiques post-collecte.
L’enquête ExPReSS a permis d'interroger en face à face sur 4 mois les personnes détenues à quelques jours de l’échéance de leur incarcération dans 3 maisons d'arrêt de l'Ile-de-France. Plus de 500 questionnaires ont été recueillis.
Mars-Juin 2024 : terrain de l'enquête
Juillet 2024 - Février 2025 : traitements post-collecte
Mars 2025 : début des analyses
Décembre 2025 : restitution des premiers résultats
L’ouverture des données à la communauté scientifique (mise à disposition via le Progedo-Quetelet en 2027) permettra qu’elle s’en empare pour mener des travaux de recherche plus spécifiques, qui feront l’objet de publications dans des revues scientifiques.
Un comité d'exploitation pluridisciplinaire sera mis en place courant 2025. Sans préjuger des résultats de l’enquête, la richesse et la robustesse du matériau collecté permettront de mener des études inédites auxquelles les différents acteurs intervenant dans la prise en charge de la population carcérale, et en premier lieu le Ministère de la Justice, pourront se référer pour guider leur action. Nous proposerons des restitutions des résultats à ces différents acteurs, aussi largement qu’il est possible de le faire.