Intervenant.es : Lilas Gurgand (doctorante au Laboratoire de Sciences Cognitives et Psycholinguistique (LSCP), ENS) & Franck Ramus (directeur de Recherche (CNRS) LSCP, ENS ; discutant : Sébastien Grobon (doctorant au Centre d’économie de la Sorbonne)
En France, les disparités entre les genres en mathématiques se manifestent dès la première année d'école primaire (CP). Bien que les raisons de ces écarts soient encore mal comprises, la littérature suggère des origines multiples, tant au niveau familial que scolaire. Pour explorer cette problématique, nous présenterons les résultats de deux études basées sur la cohorte Elfe.
Tout d’abord, le milieu scolaire, et notamment les enseignants, leurs caractéristiques, leurs croyances ou encore leurs pratiques peuvent potentiellement influencer ces différences entre filles et garçons. La première étude se concentre ainsi sur l'impact des caractéristiques des enseignants et enseignantes du CP sur les disparités de genre en mathématiques. Une attention particulière sera accordée au genre de l'enseignant(e) ainsi qu'à sa formation disciplinaire (scientifique ou non).
Ensuite, le milieu familial joue également un rôle central dans le développement des croyances et des compétences des enfants. La deuxième étude met en lumière l'influence de l'organisation genrée au sein de la famille, en examinant notamment la répartition des tâches ménagères, ainsi que l’impact des activités genrées des enfants sur ces disparités de genre en mathématiques.
En combinant ces deux perspectives, ces études visent à offrir une compréhension approfondie des facteurs multiples qui contribuent aux écarts de genre en mathématiques dès les premières années de l'éducation primaire en France.